CERRONE

LABEL : MALLIGATOR / BECAUSE
NATIONALITY : FRANCE
TERRITORY : MANAGEMENT / TM WORLDWIDE

MANAGEMENT & BOOKING :
GREG@TETEDAFFICHE.FR

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Comment se fraye-t-on un chemin de Vitry-sur-Seine aux dancefloors du Studio 54 ? Demandez à Cerrone. Pourtant l’histoire aurait pu s’écrire autrement si la maman du petit Marc n’avait pas décidé d’acheter une batterie à son fils pour canaliser son énergie. C’est qu’adolescent, le futur roi du disco est plutôt du genre turbulent. Mais une fois assis derrière ses toms, le fan de Santana, Chicago et Blood Sweat & Tears se révèle plutôt doué et se met à rêver d’une vie en musique. Seulement, son père, lui, ne veut rien savoir et verrait bien son fils en garçon coiffeur.

 

À 17 ans, il monte son premier groupe, Kongas, combo funk mêlant musique afro-latine et l’afrobeat. À l’été 72, alors qu’il joue de la batterie sur le port de St-Tropez, le musicien est repéré par Eddie Barclay qui le signe illico sur son label. En 1976, sentant poindre la révolution Hi-Fi, Cerrone imagine un disque mariant prog rock, soul et funk, arrangements orchestraux et claviers synthétiques.

 

Pour réaliser ses fantasmes, le musicien opte pour les studios Trident à Londres (fréquentés par Yes et Genesis). Avec sa face A composée d’un instrumental long de 16 minutes, Love In C Minor est un ovni qui va dérouter les maisons de disques françaises. Même Eddie Barclay n’y croit pas : « ça passera jamais en radio ! ». « Surtout pas ! » lui répond le producteur.

 

Mais Cerrone s’en fiche. Il fait modestement presser 5000 albums à son compte. Ce disque va bénéficier d’un extraordinaire coup de pouce du destin: une commande, originellement prévue pour le magasin Champs Disques à Paris est envoyée par erreur à New-York. Mais le lot ne revient pas. Les DJs newyorkais s’entichent du son du petit Français, tout comme Neil Bogart, le boss du label Casablanca qui sort une première reprise du morceau qui fait le bonheur des night clubs. Cerrone y voit un signe et décide de tenter sa chance aux USA.

 

C’est Ahmet Ertegün propriétaire d’Atlantic Records, qui rafle la mise en proposant au Français un contrat pour sept ans et trois albums. La machine Cerrone est lancée. Love in C Minor s’écoule à 3 millions d’exemplaires. Quant aux albums suivants, Cerrone’s Paradise et Supernature ils cartonnent tout autant. Le musicien enchaîne les hits disco comme Je Suis Music, Look For Love ou Give Me Love empoche au passage cinq Grammy Awards.

 

Le disco éclabousse les dancefloors du monde entier. Le Titi de Vitry s’installe à New-York et devient la coqueluche du mythique Studio 54 où chaque soir il fait la bringue avec Andy Warhol et les deux Jean-Paul (Goude et Gaultier). Entre deux nuits blanches, il compose les musiques de la saga "Brigade mondaine", adaptations ciné des polars érotisants de Gérard de Villiers.

 

En 1986, laminé par un divorce et les drogues, Cerrone déprime à Los Angeles. Jack Lang, alors tout-puissant ministre de la Culture, lui propose d’organiser un opéra rock sur le parvis du Trocadéro. Le compositeur accepte et convoque les membres de YES, Earth Wind & Fire pour un show tout en laser et pyrotechnies. Dans la foulée, le Ministre lui propose d’organiser un spectacle à sa démesure pour célébrer le bicentenaire de la révolution à la Concorde.

 

Artiste français le plus samplé, Cerrone a influencé et ouvert la voie à toute la French Touch. Daft Punk et The Avalanches ou les Beastie Boys ont tous un jour piqué un plan au producteur. Même chose pour les DJs comme Dimitri From Paris ou Bob Sinclar, qui écoulera plus d’1 million de copies de son "Cerrone by Bob Sinclar".

 

Désormais lui-même converti au DJing, Cerrone a délaissé ses platines pour retrouver le chemin des studios. Le musicien a travaillé pendant 3 ans entre Paris, Londres et Los Angeles pour livrer ce nouvel album. Red Lips, est un disque inespéré où des jeunes pouces telles que Kiesza, Yasmin ou Brendan Reilly (un des chanteurs de Disclosure), côtoient des musiciens de renom (comme Aloe Blacc ou Alexis Taylor de Hot Chip) et même quelques légendes comme Tony Allen et Nile Rodgers. Tous réunis pour percer le mystère de la « golden touch » du roi Cerrone.